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Hannah Hein est née en 1944 à Lindau sur le Lac de Constance.
Après sa scolarité en Allemagne, elle suit des cours à l'Académie Jullian (Atelier Mac Avoy), puis aux Académies des Beaux Arts de Stuttgart et de Berlin.
En 1971, elle s'établit en France et expose sous le nom de Eva H. Kunze. Elle participe aux grands salons parisiens (Salon de la Nationale des Beaux Arts, Salon du Dessin, Les Indépendants, Comparaisons, FIAC, Les Nouveaux Pastellistes), aux expositions de groupe en Allemagne et en France, ainsi qu'à des projets décoratifs de la ville de Paris.
Après avoir exposé à la Galatée Gallery, à la Galerie Guénégaud et à la Galerie Jean André à Paris, la Galerie Alain Blondel montre ses oeuvres en permanence depuis 1982.
En 2003 elle décide de donner plus libre cours à son besoin de travailler sur une thématique juive et trouve la Galerie DIMA qui présentera désormais ses oeuvres.
Des huiles et des pastels de Hannah Hein se trouvent dans de nombreuses collections privées (Allemagne, France, Suisse, Italie, Japon, USA), et publiques '"Patrimoine Lu", Ville de Paris, Ministère de la Culture).
MÉMOIRES ET FÊTES
Un parcours personnel
Le parcours de Hannah Hein dans le temps de sa mémoire et de la mémoire juive traditionnelle nous rappelle que la recomposition du temps qui passe - inexorablement - est la grande affaire des hommes, à plus forte raison celle de l'artiste. V. Woolf et M. Proust, pour ne citer qu'eux, ont consacré leur oeuvre et leur vie à cette recherche du temps perdu.
Les fêtes et les souvenirs sont nos seuls moyens pour conjurer le temps fugitif, pour un temps, car, bien sûr, le temps gagnera. Ainsi, les fêtes juives sont une tentative pour reconstruire le temps par la célébration des saisons et par la mémoire collective d'événements ritualisés. Elles perpétuent une méta histoire. Les souvenirs personnels, par contre, ne se rattachent pas à l'Histoire avec un grand H, ils ne peuvent pas être partagés. Ils constituent des témoignages subjectifs de ce qui a été vivant et ne l'est plus et forment ainsi des réserves d'émotion. Mais ils ne sont ni fiables ni complets, ils résistent et ont besoin d'exhortations ou de stratagèmes particuliers, pour sortir de leurs enfouissements : ‘‘rappelle-toi !'' ‘‘temps, suspens ton vol !''
Le parcours présenté ici par Hannah Hein, par l'intermédiaire de ses oeuvres récentes, est une synthèse lumineuse de ces deux aspects du déroulement du temps humain.
Sam Langlois
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